12.2004
Le Sumo
Combat entre 2 lutteurs, le Sumo est le sport national du Japon. La NHK, la chaîne publique nippone, diffuse toujours tous les matchs.
Les lutteurs -"rikishi"- ont une apparence très particulière. Ils ne portent qu'un "mawashi", une bande de tissus et ils sont coiffés selon le style "mage" -chignon-.
Le combat se déroule dans une zone circulaire -le "dohyo"-. Si l'un des lutteurs met un pied à l'extérieur du dohyo, ou qu'il touche le sol par une autre partie du corps que la plante des pieds, il perd le match.
Même aujourd'hui, il est interdit pour les femmes de monter sur le dohyo et c'est un sujet très contreversé.
Les Japonais sont en général fier de ce sport.
Auteur laforet laforet : 12.2004
Le Zen
Le Zen est une particularité du bouddhisme : c'est une sorte de méditation.
Il est introduit au Pays du Soleil Levant et se fait répandre par Eisai à la fin du 12ème siècle et par Dogen au début du 13ème siècle. Les croyants du zen s'efforcent de parvenir à l'harmonie intérieure au moyen de la méditation assise et silencieuse, le zazen. Quant à ceux qui croient à d'autres sectes bouddhiques ils recourrent à la récitation d'invocations.
L'essence de la méditation est une communication avec soi-même. Les moines zen cherchent à travers de longues années de zazen, et une vie sévère et ascétique, à se débarasser l'esprit de tout souci et à saisir la vérité absolue, le "satori" -la révélation-.
Pour pratiquer le zazen, d'abord on s'assoit les jambes croisées, les yeux légèrement ouverts, le dos parfaitement droit et les mains posées, l'une sur l'autre, paumes ouvertes.
Au 14ème siècle la littérature chinoise, le "chanoyu" (le sadô), l'art des jardins ou la peinture se développent notamment chez les moines zen du Rinwai-shu. Le zen exerce une énorme influence sur la culture japonaise.
Auteur laforet laforet : 12.2004
Le Judo
Ju(Jû) signifie la souplesse et Do(Dô), l'art. Le Judo remporte un énorme succès dans le monde entier, notamment en Europe.
Le judo est inventé au Japon par Jigoro Kano en 1882 et celui-ci commence à l'enseigner au célèbre "Kodokan".
Il y ajoute des éléments d'un art martial le "Jujutsu".
L'essentiel du judo n'est pas de gagner le combat. On s'entraîne surtout pour discipliner et fortifier son esprit à travers le progrès d'une technique : ce n'est donc pas un simple sport.
Lors de l'entraînement ou de matchs, on porte une veste et un pantalon court, en coton blanc. Ensuite on met une ceinture de la couleur de son niveau technique : de blanche à noire. On doit passer des examens pour obtenir des "dan" et donc une autre ceinture.
Le judo est introduit en France en 1935 par Maître Kawaishi et aujourd'hui plus de 500 000 personnes sont licenciées.
Site sur le judo (anglais) : http://www.ijf.org/
Auteur laforet laforet : 12.2004
Le Kabuki
Le Kabuki est une forme traditionnelle de théâtre qui date du 17ème siècle, comportant trois éléments, la musique, la danse et le drame, et joué uniquement par des hommes .
A l'ère d'Edo, sous le règne des Tokugawa, la participation des femmes dans la pièce du kabuki était interdit sous prétexte de moralité publique. Et les acteurs masculins y jouaient les personnages féminins également -"Oyama" ou "Onnagata", spécialiste des rôles de féminin-.
Dans le kabuki tout est exagéré et stylisé. Les couleurs de costume sont voyants et tapageurs, les maquillages assez stylisés.
Des pièces racontent la vie des guerriers -samouraïs- et des aristocrates du peuple d'Edodes et des époques plus anciennes.
Les décors, le changement instantané de costumes, divers dispositifs de la scène sont également une particularité du kabuki -"ka" pour le chant, "bu" pour la danse, et "ki" pour la technique-.
Aujourd'hui il reste deux grands théâtres traditionnel du kabuki, "Kabuki za" (Tokyo 1889-) et "Shijou minamiza" (Kyoto vers 1620-), les deux bâtiments sont splendides.
On voit encore de nombreuses personnes venir en kimono, mais l'ambiance est plutôt décontractée.
Chez les acteurs du kabuki, le nom est héréditaire. Par exemple Nakamura, Ichikawa, Matsumoto, Onoe, Bantou, Kataoka. On les appelle "Rien" et on peut même parler de noblesse.
En octobre 2004, Ebizo Ichikawa XI, héritier du kabuki, jeune et talentueux, apparaît au Théâtre de Chaillot à Paris. Il fait l'annonce de son nouveau nom -Ebizo- lors d'une grande cérémonie le "koujou".
Auteur laforet laforet : 12.2004
Les Sushis
Plat japonais, le sushi consiste en une boule de riz sur laquelle est posée une tranche de poisson cru (également des fruits de mer, une omelette, des légumes etc.) avec un peu de wasabi, sorte de raifort râpé. Ce dernier est considéré comme antitoxine. On trempe ensuite le sushi dans la sauce de soja -shoyu-.
Originellement le mot "sushi" signifie le poisson conservé dans la saumure. A l'ère d'Edo, le poisson frais pêché dans la baie d'Edo -ancien nom de Tokyo- se fait goûter en tranches avec du vinaigre et du riz : c'est le "Edomae-zushi".
On ne fréquente pas tous les jours le restaurant de sushis car c'est un luxe. Les 3 sushis les plus coûteux sont le caviar rouge (oeufs de saumon), le thon gras, et l'ormeau. On voit de plus en plus dans presque tous les quartiers japonais des "kaitenzushis", sushis tournants sur des tapis roulants, dans lesquels la qualité n'est pas extraordinaire mais le prix est beaucoup moins élevé.
Lors du repas familial, les japonais mangent souvent chez eux des "temakizushis", sushis roulés à la main : ils mettent du riz vinaigré, du wasabi et une tranche de poisson sur une feuille d'algue comestible séchée et ensuite roulent le tout.
Après la vaste diffusion internationale du sushi, le style modifié est réimporté et apprécié notamment par la jeune génération : "california role", sushi composé d'avocat et de mayonaise...
On voit rarement des cuisinières de sushi. Certains disent que les mains d'une femme sont trop tièdes et peuvent altérer la fraîcheur du poisson... Cet façon de penser pose un grand point d'interrogation...
Auteur laforet laforet : 12.2004
12.2004
Le Kendo
Le Kendo signifie littéralement "la voie (do) du sabre (ken)". Il s'agit donc de l'art de manier le sabre, qui aujourd'hui est en bambou (shinai) et qui mesure 1.20m.
C'est en 789 qu'il voit le jour et était appelé pendant l'époque de Meiji (1868-1912) le "Ken Jutsu". Puis interdit en 1876, ce dernier fut appelé le "Kendo" (simple sport).
Les premiers championats mondiaux eurent lieu en 1970, et aujourd'hui on compte plusieurs millions de licenciés au Japon, mais aussi au Bresil, en Argentine, en Europe, aux Etats-Unis...
Le pratiquant du Kendo ("Kendoka") porte un "Hakama" sous l'armure ("Bogu") qui est composée de cinq éléments : d'une protection faciale ("Men"), d'un plastron ("Do"), de gants épais ("Kote"), d'une protection des hanches et du bas du ventre ("Tare").
Auteur laforet laforet : 12.2004
12.2004
Les Ninjas
Un ninja était un guerrier espion dans le Japon médiéval.
Les ninjas, issus de la classe ouvrière (paysans) pour la plupart, s'exercent au "ninjutsu" (l'ensemble des techniques des ninjas) pour être agents employés. C'est du 13ème siècle au 16ème siècle qu'ils connaissent leur période de gloire,
"Ninjutsu" est l'art du secret qui nécessite le déguisement pour espionner et une adroite tactique psychologique pour feinter des ennemis. Il y a une grande divergence d'opinions sur la vraie origine de "ninjutsu". Les 2 écoles les plus célèbres sont Iga, fondée dans le département actuel de "Mie" et Koga, dans le département de "Shiga".
Les ninjas ont pour mission notamment l'espionnage, le raid, et l'assasinat.
Chaque "ryu" (école) a un chef "Jonin" qui donne un ordre au "chunin" (officier moyen). Ce dernier forme un projet et enfin le "genin" (officier inférieur) l'effectue. Des ninjas féminins se montrent également actifs. On les appelle "kunoichi" (cela vient de l'orthographe du caractère chinois "onna" signifiant la femme), qui porte l'épingle à cheveux et l'instrument pour s'en armer.
A l'époque d'Edo, époque assez paisible sous le règne de Tokugawa, leur compétence n'est plus sollicitée et ils disparaissent. Pourtant la légende des "Ninja" continue et influence la culture de notre siècle : mangas, jeux vidéos, et téléfilms samourais etc.
Auteur laforet laforet : 12.2004
12.2004
L'Origami
L'origami -papier de couleur pour pliages- est un art japonais.
Cet art se développe spontanément après l'introduction du papier au Japon de Chine au 7ème siècle.
Utilisé d'abord lors de rites religieux et ensuite comme élement décoratif pour d'autres rituels, l'origami se répand progressivement.
Au 10ème siècle, le papier, objet de grande valeur à l'époque, sert à emballer des articles et des lettres. On apprécie alors le pli marqué comme décoration.
"Orizuru" et "Yakko", très populaires même aujourd'hui, sont le "Densho origami"(origami du peuple) et voient le jour au 15ème siècle: il s'agit de l'origami en tant que jeu.
Cet art se diffuse largement dans le public à l'époque d'Edo (17ème siècle). En 1797 un livre "Hiden Senbazuru Orikata" (Arcanes pour mille orizuru-grues pliées) est publié par Tamehachi Yoshinoya, qui montre la méthode pour plier 49 sortes d'orizuru en enfilade avec une seule coupe dans une feuille de papier. C'est le premier livre d'origami dans le monde dont l'auteur s'appelle Dokou Angidou Ichien -bonze à Ise- et l'illustrateur est Takehara Shunsensai.
Depuis l'époque Meiji (19ème-20ème siècles) ce sont particulièrement les enfants qui y jouent. D'une seule feuille de papier de couleur vive naît, sans ciseaux ni colle, un animal, un oiseau, une fleur, etc... L'origami est beaucoup apprécié du point de vue pédagogique : il stimule l'imagination chez les enfants.
Auteur laforet laforet : 12.2004
Le Futon
Le futon est une sorte de matelas traditionnel japonais. Il est composé de coton, d'ouate et de plumes.
Originellement, on appelle le futon le coussin circulaire tressé en massette et utilisé par des bonzes zen lorsqu'ils font du zazen.
C'est depuis l'époque d'Edo que l'on fabrique le futon actuel. Ensuite on a commencé à distinguer le futon-coussin et le futon-matelas. Le futon-coussin c'est aujourd'hui le "zabuton" ("za" signifie "s'asseoir").
Normalement le futon se compose d'un matelas et d'une couverture de lit. Au Japon on range le futon pendant la journée dans le placard et l'étend à même sur le tatami avant de se coucher.
Dans les maisons japonaises on se déchausse en entrant et s'asseoit à même le plancher. C'est pour cela que la salle (le plancher) est tenu(e) toujours proprement, et qu'il n'y a aucun problème hygiénique.
Aujourd'hui la famille japonaise se sert de plus en plus du lit au fur et à mesure que le mode de vie s'occidentalise.
Auteur laforet laforet : 12.2004
11.2004
Le Bonsai
Un Bonsai est un arbre en pot. Il a été inventé en Chine au IIème siècle après J.C., pour que les médecins aient à portée de main des feuilles pour leurs potions.
Puis ce n'est qu'au XIIème siècle qu'il fut introduit au Japon. L'art du Bonsai, comme la cérémonie du thé, ou l'ikebana, demande beaucoup de rigueur, et on ne devient expert qu'après de nombreuses années de pratique.
L'occident, quant à lui, ne fit sa connaissance qu'en 1970.
Auteur laforet laforet : 11.2004
11.2004
Karaoké
Le karaoké est né en 1971 ou 1972 au Japon.
Kara = vide et oké = mot abrégé de "orchestra".
Véritable phénomène culturel au Japon, le karaoké se répand non seulement en l'Asie mais aussi récemment en Europe et aux Etats-Unis.
Dans toutes les villes japonaises, on voit de nombreuses enseignes "Karaoké box" : on peut se retrouver entres amis ou entre collègues de travail, dans une petite pièce, pour chanter, mais aussi boire et manger en même temps.
Alors que la vie japonaise est en général très réglementée et qu'on demande de ne pas exprimer ses émotions (surtout dans la vie active en tant que "Sarari-man" = salarié, mais il a un sens différent de celui de France), le karaoké leur permet de manifester leurs passions, sentiments, et d'apaiser leur stress.
Le karaoké en France ou aux Etats-Unis est totalement différent : en effet, il n'y a aucune intimité, et on chante devant des personnes que l'on ne connait pas...
Au Japon, l'important est de passer un bon moment avec de bons amis!
Auteur laforet laforet : 11.2004